Trois adresses pour se régaler au mois de juin

Trois adresses pour se régaler au mois de juin

Versailles, Paris, Barcelone : trois escales, trois styles, trois expériences très différentes.

La Table du 11 – Parenthèse gastronomique à Versailles


À Versailles, La Table du 11 reste une des très belles tables gastronomiques de la région parisienne. Le chef Jean-Baptiste Lavergne-Morazzani y marche toujours sur cette crête fine entre une cuisine de haute précision et une inspiration plus intime, nourrie par sa Corse natale.
Sa cuisine a quelque chose de net, de tenu, de très sûr. On sent la main, la technique, le travail derrière chaque assiette. J’adore aussi la salle, feutrée, élégante, nichée au cœur de la secrète Cour des Senteurs. On y entre comme dans une cachette gourmande, à deux pas du tumulte versaillais, mais suffisamment à l’écart pour avoir l’impression d’être tombé sur une adresse que l’on aimerait garder pour soi.
Merci à nos amis Noémi et Antoine qui nous ont offert ce merveilleux dîner !


La Cour des Senteurs, 8 Rue de la Chancellerie, 78000 Versailles

 


Vinello – Un pas de côté italien à Paris


Vinello, c’est une adresse qui m’a beaucoup plu parce qu’elle ne joue pas la petite musique italienne attendue. Ce n’est pas parce que les proprios sont italiens, et que l’enseigne célèbre le vin transalpin, que l’on vous sert ici l’habituelle ritournelle culinaire italienne.
Pas de grandes envolées de pâtes, ou si peu, les gnocchis au crabe, une bistronomie à l’italienne, plus vive, plus libre, qui ne se cache pas derrière les clichés rassurants de la botte.
Le carpaccio de langoustines, asperges et petits pois n’est pas près de disparaître de mon disque dur émotionnel ! C’est frais, c’est précis, ça file droit, et ça laisse cette petite trace délicieuse qui vous accompagne encore en sortant.


106 Rue Nollet, 75017 Paris



Provisions Gresca – Pour les amateurs de charcuterie catalane


À Barcelone, Rafa Peña, le chef du restaurant le plus couru de la ville, est à ce point obsédé par la qualité de sa matière première qu’il a décidé de retourner à la racine carrée de la charcuterie, base de la cuisine espagnole, et de la fabriquer lui-même.
Résultat ? Un concentré de tout ce que la Catalogne et au-delà peut offrir de meilleur.
Fuet irrésistible, botifarra d’anthologie, cecina, viande de bœuf séchée d’un fondant diabolique. Les anchois, affinés un an dans le sel, n’ont pas d’équivalent. On croit connaître les anchois, et puis non. On tombe sur ceux-là, et il faut remettre un peu d’ordre dans ses certitudes.
Si on déguste sur place, on commande le pa amb tomàquet (pain à la tomate) et on cause après ! Parce qu’avant de disserter sur la cuisine catalane, il faut commencer par ça : du pain, de la tomate, de l’huile, du sel !


Carrer del Rosselló, 209, Eixample, 08008 Barcelona



Trois adresses, trois univers, trois excellentes raisons de réserver, voyager, picorer, partager…