Menu marin pour été iodé

Billets d'humeur

Août est un mois propice pour plonger la tête la première dans les étals des pêcheurs à la ligne fraîchement débarqués de leurs bateaux, des cageots pleins de poissons, de coquillages et crustacés…

Mais que vous alliez au marché ou chez le poissonnier, assurez-vous de choisir votre futur repas iodé de façon responsable car nos océans sont menacés par la surpêche et les pratiques illégales. Le plus simple est encore de se fier au label MSC (Marine Stewardship Council) qui s’engage pour la préservation des espèces et de l’habitat marin ainsi que le Label bio et ASC, l’équivalent pour les poissons d’élevage. Enfin, quelles que soient les origines et les espèces, évitez les juvéniles et demandez des poissons adultes.

C’est donc en suivant les bons conseils du professionnel des écailles que j’ai acheté un litre de moules, de jolies petites sardines et des crevettes bien grosses avec leur carapace… Voilà de quoi ravir les quelques copains de passage pour l’apéro à la maison (et c’est eux qui amènent le dessert) !

Je commence par les sardines car il leur faudra une heure de repos avant de passer par un bain d’huile très chaude. Ni lavées, ni vidées mais pleines de saveurs, c’est ainsi que je les ai mangées au Portugal et je dois vous avouer que je ne les ai plus jamais cuisinées comme avant. Faites-les frire à la dernière minute, car elles sont bien meilleures quand on les mange brûlantes !

Même sort réservé aux crevettes, que je sers très chaudes et que je déguste avec les doigts, comme je l’ai appris en Chine où j’ai découvert cette recette. Jetés dans du vinaigre de riz et de la sauce soja, les oignons, échalotes, gingembre, piment et ail finissent de cuire sous l’effet de l’huile bouillante. Ils conservent ainsi leur texture, développent tous leurs arômes et permettent d’assaisonner à merveille les crevettes à peine saisies sous le gril du four.

Finissons ce triathlon des saveurs maritimes par un grand classique : les moules ! Si on les cuisine toujours un peu de la même façon (à l’étouffée ou en cocotte), ces coquillages se prêtent pourtant à d’autres formes de cuissons comme la plancha, que j’aime utiliser l’été et qui permet une cuisson rapide. Arrosées au vin blanc, avec un peu de fenouil et d’échalote, les moules vont s’ouvrir peu et à peu avant d’être savourées bien chaudes par toute la tablée.

Après une belle journée à la mer, vous pourrez prolonger le plaisir salin et iodé avec mon menu peu coûteux et efficace qui se déguste les yeux fermés et sans aucun risque de boire la tasse !