Julie Andrieu - crédits JM Périer

Questionnaire inspiré de Proust

Billets d'humeur

Pourquoi vous levez vous le matin ?
Améliorer l’existant

Ce qui vous insupporte le plus chez les autres ?
La fourberie

La qualité qui vous fait défaut ?
L’attention, la patience

La ou les valeurs essentielles que vous souhaiteriez transmettre à vos enfants ?
La tolérance, la sincérité, le respect. C’est très banal ce que je dis non? Attendez, j’en fais un et je vous réponds…

Qui aimeriez vous inviter à votre table pour un soir ?
Nicolas Bouvier, tout à la fois voyageur, sage et philosophe. « L’usage du monde » est mon missel ! Ses « Chroniques japonaises » sont une leçon d’humour, de concision, de poésie. Il lit entre les plis de cette civilisation avec une aisance et une grâce déconcertante et dit en une phrase ce que d’autres mettent un livre à rassembler.

Quels mots pourriez-vous prononcer avant d’expirer ?
C’était bon !

Le plus grand poète ?
Mais j’en connais si peu ! Eluard me touche car sa poésie est autant dans la forme, incroyablement libre, que dans l’idée créatrice et le verbe. Une sorte de poésie absolue. Jacques Brel m’émeut, Khalil Gibran, Claudel, Hugo, Char… impossible de choisir !

Ce qui vous fait rire ?
Mes copines ! Les mêmes depuis plus de 20 ans. Elles sont mes soeurs.

Ce qui vous met mal à l’aise ?
La cupidité

Ce qui vous rend meilleur ?
Etre aimée

La qualité que vous appréciez le plus chez une femme ?
La compassion, le courage.

Chez un homme ?
L’esprit, la singularité, l’audace, l’honnêteté.

Votre plus doux souvenir ?
La première fois que j’ai pleuré devant celui que j’aime

Une situation idéale ?
En voyage, n’importe où

A quoi pourriez-vous consacrer votre vie ?
A l’étude de tout ce qui m’intéresse et que je ne saurais jamais

Quelles sont les douceurs de la vieillesse ?
La pesanteur du regard, l’indulgence. C’était ainsi que je percevais ma grand mère

Une devise ?
Eviter les précautions. Ce qui ne veut pas dire prendre des risques inconsidérés

La pire torture ?
L’ennui

Le comble de la douceur ?
L’odeur de l’Inde, ce mélange d’encens, d’épices, de riz, de fleurs, de terre qui me transporte de joie dès que je pose le pied dans le pays… A propos, pasolini a publié un livre sous ce titre, témoignage de son premier voyage en Inde aux côtés d’Alberto Moravia et d’Elsa Morante. En quelques jours, quelques mots, il a su capter la vertigineuse douceur, la joie derrière le chaos.

Le son que vous aimez ?
Les rires de ceux que j’aime. Avec l’âge, je suis de plus en plus sensible au murmure de la nature.

Celui que vous détestez ?
Tous les sons quand ils sont trop forts

Un lieu pour aimer ?
Celui où il se trouve

Le talent que vous auriez aimé posséder ?
Dessiner

De quoi ne craignez-vous pas de vous saouler ?
Je crains plus de saouler les autres.

Qu’est ce qui vous émeut ?
Beaucoup de petites choses. La douceur en général, la musique aussi.

De quoi avez-vous peur ?
De ne plus être surprise..

Qu’aimeriez-vous que vos enfants disent de vous ?
Avec maman on rigole bien !